lundi 10 août 2015

LA FÊTE DES MARIES

Stosswihr À la noce avec les Mariés du Frankental

Tradition immuable, la fête des Mariés du Frankental s’est tenue pour la 25e fois ce week-end à Stosswihr. Avec, dans le rôle de Katel et Martala, Gabrielle et François Braunbarth, qui ont choisi de réitérer leurs vœux d’union exprimés il y a cinquante ans.

Récit d’une matinée au départ du cortège, depuis le parking des Caves du Chalet jusqu’à la salle des fêtes.

Bruits de sabots sur la chaussée, moteurs qui pétaradent, cors de chasse résonnant au loin… Dimanche matin bien animé à Stosswihr. Peu surprenant quand on sait que la fête des Mariés du Frankental s’y déroule, et ce pour la 25e édition consécutive. Ce qui l’est plus, en revanche, au milieu de cette immuable tradition, c’est l’affluence. Impressionnante. Jamais vu autant de monde à un mariage. Ni autant d’appareils photos. Vite, immortalisons ce « mariage des années 1930 ». Ces dames ont l’élégance de la Belle Époque : entre les gants affriolants couvrant les avant-bras, les chapeaux à plumes, et les robes savamment ajustées, il y a là de quoi se dévisser le cou plus d’une fois. Ces messieurs ne sont pas en reste. Du haut-de-forme aux chaussures en passant par la canne ou le nœud papillon, la noce a de l’allure. Et puis, comme le veut la tradition, les habits et les coiffes alsaciennes sont de sortie. Comme les sabots en bois, comme les calèches et leurs chevaux.

« Un pont qui pousse à aller de l’avant »

Cette année, dans le rôle de Katel et Martala, les mariés étaient Gabrielle et François Braunbarth, qui ont choisi de réitérer leurs vœux d’union exprimés cinquante ans plus tôt. Après la cérémonie civile, les époux Katel-Gabrielle et Martala-François se sont une nouvelle fois dit « oui » hier matin, à l’église de Stosswihr.

Une cérémonie d’ailleurs un peu longuette. « Ils se sont attardés sur le vin de messe ? » , « Ce serait de jeunes mariés, ils seraient déjà dehors ! » , se sont permis quelques plaisantins sans méchanceté pour tuer le temps, à l’entrée de l’édifice. Les cloches des sonneurs des Hautes Chaumes ont fini par retentir, annonçant la sortie du couple.

Comme le veut la tradition, celui-ci a libéré une demi-douzaine de colombes avant de mettre le cap, en calèche, suivi des convives, vers la salle des fêtes pour le repas de noces d’antan : un savoureux bœuf gros sel. Paroles de mariés : « Cette cérémonie est comme un aboutissement, un pont avec ce qui s’est passé il y a cinquante ans. Un pont qui réunit au-delà des difficultés et qui nous pousse à aller de l’avant. Peut-être pas pour cinquante ans de plus, vingt ans ce sera déjà bien » , s’exclament-ils.

 Un voyage de noces est prévu par les « jeunes » tourtereaux, loin de l’Alsace, mais ils ont préféré, hier, ne pas dévoiler leur destination.

 En attendant, leurs convives ont pu profiter de nombreuses animations hier après-midi, parfois sous un ciel couvert, de la démonstration de bûcheronnage à la fabrication de fromage, en passant par l’exposition de matériel agricole et forestier des années 1950.

































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